Chapitre 1 : Un enfer banni à jamais.

Chapitre 1 : Un enfer banni à jamais.
C'était une belle journée d'été qui s'annonçait dans des rues de Privet Drive. Le soleil était à peine levé, mais il faisait déjà une chaleur étouffante. Et quelques minutes plus tard, le soleil éclairait entièrement la ville et tous les habitants étaient dehors. Tous riaient, tous s'amusaient...tous sauf un.

En effet, dans une petite chambre du 4, Privet Drive, se trouvait un grand jeune homme brun, maigre aux yeux verts. Il était allongé sur son lit, les mains sous la tête, fixant le plafond d'un air absent. Le célèbre Harry Potter venait d'assister il y a quelques jours à l'assassinat du plus grand sorcier du monde : Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore. Avant sa mort, celui-ci lui avait confié la mission de retrouver et de détruire les parties d'âmes de Lord Voldemort : les Horcruxes. Il y en avait sept et il les avait cachés dans sept objets. Lui seul les connaissait...mais Harry avait la mission de les retrouver, et il avait déjà réfléchi quelques hypothèses... la coupe d'Helga Poufsouffle, l'épée de Godric Griffondor et le médaillon de Salazar Serpentard...
Mais Harry ne savait pas comment les retrouver...ils pouvaient être à Poudlard, au Ministère, ou pire encore : il pouvait être soumis à l'"Evanesco", le sortilège de Disparition...
Il passa des heures à se torturer l'esprit avec des questions dont il ignorait les réponses, mais il fut rapidement dérangé par un hibou qui tapait au carreau de sa fenêtre. C'était Coquecigrue.

"Sûrement une lettre de Ron !", se dit Harry.

Et effectivement, c'était son meilleur ami qui lui écrivait du Terrier :


<< Salut vieux !
Je suis heureux de t'annoncer que nous viendrons te chercher chez toi le jour de ton anniversaire, vers 11 heures. Ici, c'est affreux, maman n'arrête pas de nous harceler Fred, Georges, Ginny et moi ; elle veut que tout soit parfait pour le mariage de Bill et Fleurk...euh Fleur... même si ça ne l'enchante pas plus que ça...Hermione est arrivée hier soir (elle m'a déjà fait un planning de révisions...) et on t'attends tous avec impatience !

Mes amitiés,

Ron W. >>

Il ne put s'empêcher de sourire en s'imaginant Ron en train d'astiquer le rez de chaussez pour le mariage de son frère...Et il repensait à Ginny...Sa Ginny qu'il avait quitté le jour de l'enterrement de Dumbledore...Il l'aimait plus que tout mais ne préférait pas se remettre avec elle de peur que Voldemort ne s'en serve comme cible pour l'atteindre...

"Elle m'a sûrement déjà oublié, pensa-t-il, ou alors elle a dû trouver quelqu'un d'autre..."

Ces deux pensées lui retournaient l'estomac. Il essayait de la chasser de son esprit mais rien à faire, il ne pouvait s'empêcher de revivre les si bons moments qu'ils avaient passé ensemble, au bord du lac à Poudlard. Il ferma les yeux puis s'endormit paisiblement. A son réveil, Harry était encore plus fatigué qu'avant son somme. Il se leva et ouvrit la fenêtre. Le soleil commençait à se coucher, dévoilant un ciel bleuté mêlé à de légères touches orangées. Il ne restait plus que deux jours avant que les Weasley viennent le chercher, et il mourrait d'envie de quitter cette affreuse maison qu'il avait tant haï. Il ferma la fenêtre puis descendit en bas. Lorsqu'il entra dans la cuisine, il vit la famille Dursley scotchée à leur éternelle émission de télévision qui ne pouvait être que stupide... Il ouvrit le frigo avec précaution afin de ne pas déranger la famille, y prit quelques pommes puis remonta dans sa chambre tout aussi discrètement.

Après en avoir mangé une, il commença à faire sa vlise pour le Terrier. Mais une fois de plus, il fut interrompu par une superbe chouette noire qu'il ne connaissait pas. Il décrocha le rouleau qui était attaché à ses pattes et lu :


<< Cher Monsieur Harry James Potter,
J'ai le plaisir de vous annoncer la date de votre examen de transplanage. Il aura lieu le mercredi 15 Août à 10 heures 30 au NIVEAU 6 ( Département des transports magiques, Régie autonome des transports par cheminée, Service de régulation des balais, Office des portoloins, Centre d'essai de transplanage). Nous comptons sur votre présence.

Veuillez agréer, cher Monsieur Harry James Potter, l'expression de mes plus sincères salutations.

Le Ministre des Transports >>

Harry remit le papier dans sa poche et continua de ranger ses multiples robes de sorciers qui traînaient dans tous les coins de la pièce.

Lorsqu'il eût terminé, il s'assit sur son lit et s'endormit de nouveau.

Le lendemain passa très vite pour Harry, car il avait une fois de plus passé les trois quarts de la journée à dormir, ou à relire les lettres que ses amis lui avaient envoyées au cours des six dernières années. Il était à présent 23H48 et dans quelques minutes, il sera majeur. 23H56...23H57...23H58...23H59...

- CA Y'EST ! JE SUIS MAJEUR ! s'écria-t-il sans faire la moindre attention au vacarme qu'il faisait.

- Non mais ça va pas espèce d'idiot ! Tu compte réveiller toute la ville comme ça ?!

- Oh, excusez-moi oncle Vernon...Je suis tellement heureux de quitter cette...euh...famille, déclara-t-il.


L'oncle Vernon s'approcha de Harry d'un pas claudiquant pour s'emparer de ses épaules mais celui-ci leva instinctivement sa baguette devant le visage repoussant de son oncle.

- P...pointe ce..cette chose a...a...ailleurs que dev...devant mon nez, p...petit p...prétentieux, bafouilla-t-il.

- Pardon ? Serais-tu assez idiot pour me traiter de prétentieux ? répliqua Harry qui s'avançait à son tour devant l'oncle Vernon, sa baguette toujours pointée vers lui.

- Ne me cherche pas.

- Mais je t'ai déjà trouvé...inutile de perdre mon temps, dit-il sur un ton désespéré.


Ne sachant que répliquer, l'oncle Vernon sortit de la chambre de Harry à reculons, en fixant la baguette qu'il pointait devant lui. Derrière la porte, Harry l'entendait marmonner des paroles telles que "...petit crétin...", "...sal vaurien...", "...imbécile" et encore d'autres insultes qui faisaient sourire Harry.

Il était pressé d'être demain pour retrouver les Weasley ainsi qu'Hermione. Il eût du mal à s'endormir avec toutes les images qui lui venaient à l'esprit, mais il trouva tout de même le sommeil...

Le lendemain matin, Harry était de tellement bonne humeur qu'il faillit dire bonjour aux Dursley avant de prendre son petit déjeuner. Il monta ensuite à l'étage, pris sa douche et tenta éperduement de coiffer ses cheveux noirs...mais il n'y parvint pas. Il était 10H45...ils n'allaient pas tarder à arriver. Il descendit sa valise en pronnonçant le sortilège "Locomotor barda" qu'avait utilisé Tonks il y a deux ans. A présent, il pouvait utiliser la magie n'importe où. Lorsqu'il fut en bas des escaliers, il découvrit la famille Dursley mi-effrayée mi-ébahie par la valise qui venait de leur passer sous les yeux. L'oncle Vernon fut le premier à redescendre sur terre :

- Où vas-tu comme ça mon garçon ? dit-il sur un ton faussement enjoué.

- Je m'en vais, je pense que cela ne vous pose aucun inconvénient, dit Harry l'air indifférent.

- Ah très bien, poursuivit l'oncle Vernon. Tu entends ça Pétunia chérie ? Il s'en va ! Eh bien mon garçon, bon vent ! dit-il d'un air joyeux, son énorme ventre lui servant de repose-mains.


Harry avait une envie brûlante de les remercier pour les seize "merveilleuses" années qu'il avait passé en leur compagnie...mais s'en retint, et se contenta de répliquer :

- C'est ça, au revoir.

Mais au moment où il s'apprêtait d'enclancher la porte, la tante Pétunia se leva et le serra maladroitement dans ses bras, sous le regard dégoûté de son oncle et son cousin. C'était la première fois qu'elle le touchait, la première fois depuis seize ans. Elle déclara enfin :

- Au revoir mon chéri. Fais bien attention à toi...Reviens quand tu veux.

- Euh...oui...merci tante Pétunia...au...au revoir, dit-il en bafouillant.


Et il attendit dehors sur les marches du pavillon, l'esprit complètement chamboulé
.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 07:59

Modifié le samedi 14 avril 2007 07:28

Chapitre 2 : Le Terrier.

Chapitre 2 : Le Terrier.
Il attendit comme cela quelques minutes, lorsqu'une voiture noire apparut. C'était Ron et son père.

- Bonjour Harry. On t'emmène ? demanda Mr Weasley sur un ton chaleureux.

Il prit ses bagages, les déposa dans le coffre et entra.

- Salut vieux, joyeux anniversaire !

- Merci Ron ! Bonjour Mr Weasley. Où est-ce que vous avez trouvé cette voiture ? demanda Harry.

- C'est le Ministère qui me l'a prêtée. Avec tous les problèmes qu'il y a en ce moment, c'est très difficile de transplaner... déclara Mr Weasley.

- Alors, t'as passé de bonnes vacances ? interrogea Ron sur un tout légèrement ironique.

- Oh, oui, c'était merveilleux, soupira Harry.

- T'inquiète vieux, tu les reverras plus...répliqua-t-il en le tapant amicalement sur l'épaule. Au fait, tu as reçu la lettre pour l'examen de transplanage ?

- Ouais c'est le 15...Tu passes à quelle heure ?

- A 9H30...Je suis le premier...dit-il sur un ton angoissé.


Harry esquiva un sourire moqueur.

- Moi c'est à 10H30, on pourra y aller ensemble, déclara-t-il enfin.

- Nous arrivons dans quelques minutes les enfants, expliqua Mr Weasley.

- Papa on est majeur, arrête de nous traiter comme des gamins ! s'énerva Ron.


Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant la porte du Terrier.

- Je te monte tes affaires, vieux, proposa Ron.

- Ouais, merci.

- Oh Harry chéri ! Comment vas-tu ? s'exclama Mrs Weasley en le serant si fort dans les bras qu'il n'arrivait même plus à parler. Elle l'examina d'un oeil critique puis déclara : par la barbe de Merlin, ils ne te donnent jamais à manger, ces Moldus ? Viens à table, je vais te préparer une bonne soupe.

- Merci Mrs Weasley, répondit Harry en la suivant dans la cuisine.

- Oh, je t'en prie, appelle-moi Molly !

- Euh...merci..M...Molly, dit-il avec difficulté.


Il commença à manger sa soupe tout en écoutant Ron qui lui imitait la façon dont sa mère les oppressait pour astiquer la maison jusqu'au plafond. Ses imitations très réussies faisaient beaucpoup rire Harry...

Lorsqu'il eût terminé son bol, Hermione descendit et courut vers Harry.

- Oh Harry ! Joyeux anniversaire ! Je suis tellement heureuse de te revoir ! dit-elle dans une étreinte à lui faire sauter les côtes.

- Merci Hermione, moi aussi, dit il tant bien que mal malgré la forte pression qu'elle lui infligeait sur le ventre.

- C'était comment chez les Dursley ? demanda-t-elle avec un petit air écoeuré.

- Oh, si tu veux savoir franchement, c'était affreux...


Et elle l'étreignit de plus belle. Soudain, une jolie tête rousse fit son apparition dans la cuisine. Harry sentit son estomac faire un saut périlleux dans son ventre : c'était Ginny. Elle avait les yeux rouges et enflés et baissa brusquement la tête lorsqu'elle aperçut Harry.

- Salut Ginny ! s'exclama celui-ci.

- Oh, salutHarrybonanniversaire, répondit Ginny à une vitesse phénoménale en prenant bien soin de ne pas croiser son regard.

- Merci, tu vas bien ? lui demanda-t-il. Mais le douloureux coup de coude que lui avait lancé Hermione traduisit le fait qu'il n'aurait jamais dû lui poser cette question...


Elle le regarda rapidement, le yeux baignés de larmes, puis remonta en courant vers sa chambre pour éclater en sanglots.
Un lourd silence s'installa entre les trois amis. Hermione fixait Harry, et Ron ne semblait pas tout à fait comprendre la nature du problème. Mais Hermione, au grand soulagement de Harry, brisa cette atmosphère tendue :

- Je crois sincèrement que tu devrais lui parler, Harry.

Il ne répondit rien, et c'est Ron qui le fit à sa place :

- Mais il n'y peut rien si elle a pas ouvert la bouche depuis le début des vacances !

-Ron, qu'est-ce que tu peux être stupide, parfois...Bien sûr qu'il y est pour quelque chose et il le sait très bien ! N'est-ce pas, Harry... ?

- Euh oui...oui bien sûr...bégaya-t-il.

- Il faut vraiment que tu ailles la voir , Harry. On a tous essayé, mais personne n'a réussi à lui remonter le moral...Tu es le seul qui puisse le faire...Elle n'arrête pas de penser à toi...


Cette dernière parole lui réchauffa le coeur. Ainsi, sa Ginny l'aimait toujours, elle ne l'avait ni oublié, ni remplacé. Mais même s'il le voulait plus que tout, il ne pouvait pas se remettre avec elle, pour une simple raison de protection.

- Hermione, dit-il soudain, si tu songes à ce que je me remette avec elle, oublie.

- Je n'ai pas dit ça, Harry ! répondit-elle en haussant légèrement la voix. Je t'ai juste demandé d'aller la voir, c'est tout !


Ron semblait à présent comprendre ce qu'il se passait. Et il déclara :

- Elle a raison, vieux. Ginny n'a même pas voulu jouer au Quidditch depuis le début des vacances parce qu'elle n'arrêtait pas de pleurer. Alors t'imagines mon niveau maintenant... mais heureusement que t'es arrivé, hein !

- Ron, tu ne penses vraiment qu'à toi ! dit Hermione qui commençait visiblement à perdre patience.


Mais sans tenir compte de leurs réflexions, il se hâta à l'étage et s'arrêta devant la porte de Ginny. Après quelques instants d'hésitation, il frappa...mais personne ne répondit. Il dit alors :

- Ginny, je peux entrer ?

Mais encore une fois, elle ne répondit pas. Il l'entendait pourtant à travers la porte en train de sangloter, en se répétant ces paroles :

- Oublie-le Ginny, oublie-le...

Il entra discrètement.

- Qu'est-ce que tu dois oublier ? demanda Harry en refermant la porte derrière lui.

- Oh Harry c'est toi, dit-elle en essuyant rapidement ses larmes. Ca fait longtemps que tu es là ? demanda-t-elle, inquiète.

- Sufisamment longtemps pour t'entendre parler toute seule...lui répondit celui-ci.


A son grand étonnement, elle poussa un petit rire mêlé de tristesse.

- Alors, de quoi tu parlais ?

- Euh...de...mon classeur d'histoire de la magie...oui c'est ça...je l'ai perdu, déclara-t-elle sur un ton hésitant.

- Et ça te rend aussi triste que ça ? Allez, Ginny...tu joues très mal la comédie, tu le sais ça ? dit-il sur un ton ironique en essuyant ses dernières larmes.


Elle le regarda. Harry remarqua qu'il n'y avait plus la petite étincelle dans ses yeux, cette petite famme qui faisait son bonheur quand il la regadait :

- Mais Harry, tu sais très bien de quoi je veux parler...enfin tu sais...ne me dis pas que tu t'en fiches...ou alors...

- Mais de quoi tu parles ? Je comprends rien...


Ce qui était vrai. Harry ne savait plus où il en était avec elle.

- Harry...nous...nous deux...tu as oublié ?dit-elle dans un flot de larmes.

Il détestait la voir dans cette état. Sa tristesse lui était contagieuse...Il la serra dans ses bras et passa sa main dans ses beaux cheveux roux...

- Non...non bien sûr...

Elle déserra son étreinte puis approcha lentement son visage du sien.

- Qu'est-ce que tu fais, Ginny ? demanda Harry qui savait très bien ce qu'elle essayait de faire, en essayant de garder une distance assez grande entre les lèvres de Ginny et les siennes.

Mais pour toute réponse, elle posa son index sur sa bouche, et déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Quand Harry comprit clairement ce qu'il se passait, il stoppa ce beau baiser et tourna brusquement la tête.

- Je ne peux pas, Ginny...

- Mais Harry, pourquoi ? Tu ne m'aimes plus c'est ça ? Tu m'as déjà remplacée, hein ? C'est pour ça ? Ou bien...

- Ginny je t'interdis de penser ça ! coupa Harry. Je ne t'ai pas remplacée et même si je le pouvais, je ne te remplacerais jamais. Mais Ginny, comprends-moi...dit-il en essuyant les larmes qui dévalaient sur son beau visage. Si on se remet ensemble...Voldemort va se servir de toi et tu le sais...Et si je ne veux pas qu'on continue tous les deux, c'est pour te protéger Ginny...

- Mais je m'en fiche ! Je suis bien avec toi et je veux être avec toi ! Ma vie sans toi n'a aucun sens, Harry !

- La mienne non plus mais...

- C'est Cho ? C'est ça ?

- Quoi Cho ? Cho et moi c'est terminé depuis un certain temps, répliqua-t-il.

- Elle tu ne l'as pas quittée à cause de Voldemort. Alors arrête de trouver mille excuses pour que ce soit fini entre nous ! Maintenant je pense que j'ai compris ! s'écria-t-elle.

- Ginny ne pense pas ça, s'il te plaît ! rétorqua Harry en essayant de la tenir tranquille.


Mais elle réussit à s'échapper et sortit de sa chambre en pleurant, laissant Harry seul avec sa rage et sa tristesse... Il était rongé par la haine, la colère. Pourquoi ne pouvait-il pas mener une vie comme tous les autres sorciers de son âge ? Pourquoi était-il obligé de sacrifier son bonheur pour vaincre son pire ennemi ? Il en avait assez, pour lui c'en était trop. Il se leva d'un bond et heurta sa tête brûlante contre le mur le plus proche. Rien ne lui faisait plus mal que son coeur à présent. Il l'aimait plus que tout au monde. Il retomba sur le lit au milieux des oreillers de Ginny, et respira le doux parfum qui s'était imprégné dans ses coussins. De chaudes larmes glissèrent le long de ses joues.
Quand la porte s'ouvrit, Harry n'avait même plus le courage d'essuyer ses larmes et il laissa entrer Hermione qui s'assit à la place où il était il y avait à peine cinq minutes.

- Apparemment, ça s'est plutôt mal passé...déclara-t-elle sur un ton désolé.

Elle lui prit la main puis ajouta :

- Harry, il faut vraiment que tu réfléchisses. Rappelle-toi de ce que t'as dit Dumbledore avant qu'il m...avant qu'il parte. L'amour, Harry. C'est le seul pouvoir que Voldemort n'a pas.

- Mais je ne vois pas en quoi un sentiment peut détruire le plus grand sorcier du monde ! sénerva Harry qui avait fini par ouvrir la bouche.

- Harry, ce n'est pas un sentiment ! C'est une force ! Si tu restes dans cet état là, tu ne pourras jamais retrouver les Horcruxes et...jamais pouvoir vaincre Voldemort !

- Mais s'il la tue...je m'en voudrais à vie...

- Tu la protègeras, Harry ! On a tous confiance en toi !

- Ouais, facile à dire pour toi ! Tu ne te rends pas compte de la situation dans laquelle je me retrouve ! Mes parents ont été tués par Voldemort et depuis que je suis à Poudlard il me cherche pour me tuer et vous, comme si c'était évident, vous pensez que je vais tranquillement poursuivre ma petite vie à côté en tuant avec un simple sortilège le plus grand sorcier du monde ?! s'écria Harry qui vidait à présent toute la pression qu'il avait entassée dans son corps depuis des mois sur Hermione.


Ce qui énervait le plus Harry, c'était qu'elle restait calme...trop calme. Il avait l'impression d'avoir un Dumbledore modèle féminin face à lui. Elle déclara alors d'un air grave :

- Si tu poursuis ton chemin comme ça, c'est Voldemort qui te tuera. Alors utilise ta force. Si tu ne l'utilise pas, Harry, ce n'est plus Ginny qui sera triste mais le monde entier. Alors penses-y...

Puis elle sortit de la pièce, de la même façon qu'elle y était entrée. Harry ne savait plus où il en était et il ne savait plus quoi faire. Il avait même oublié que c'était le jour de son anniversaire... Hermione avait raison sur toute la ligne...comment pouvait-il le nier ? Puis un débat cruel commença dans son esprit :

" Je vais aller la voir.
Ne te remets pas avec elle ou Voldemort la tuera !
Je la protègerais.
Et s'il la tue lorsque tu n'es pas là ?
Je resterai toujours auprès d'elle...
Et si..."


Harry ne s'était même pas rendu compte qu'il était toujours allongé sur le lit de Ginny. Il se hâta vers sa chambre...

# Posté le vendredi 23 mars 2007 16:29

Modifié le jeudi 05 avril 2007 13:11

Chapitre 3 : Retrouvailles secrètes.

Chapitre 3 : Retrouvailles secrètes.
Ron n'était pas là et il en profita pour s'allonger sur son lit. Mais au même moment, Ginny entra brusquement dans la chambre, et sans apercevoir Harry, elle s'écria :

- Ron ! RON ! Où es...Oh Harry, excuse-moi je pensais que Ron était là...
- Euh...t'inquiète pas c'est pas grave... dit-il avec un sourire légèrement forcé.
- Tu as pleuré ? s'inquiéta Ginny.
- Non, non, bien sûr que non...c'est juste une poussière dans l'oeil...
- Oh oui bien sûr, je vois...dit-elle visiblement déconcertée.

Mais quand Ginny s'apprêta à sortir de la chambre, Harry sauta du lit et s'écria :

- GINNY !

Elle se retourna.

- Euh...en fait...Ginny je suis désolé pour tout à l'heure..., dit-il en regardantses pieds.

A chaque mot qu'il prononcait, le visage de Ginny devenait de plus en plus lumineux. Harry continua alors, toujours en regardant ses chaussures :

- Je voulais pas te faire de mal en disant que Voldemort allait se servir de toi... Et puis j'ai bien réfléchis et...

Mais à peine eût-il le temps de finir sa phrase que Ginny avait déjà traversé la pièce pour l'embrasser. Et cette fois, Harry lui rendit son baiser.

- Tu me pardonnes... ? dit-il d'une voix mal assurée.

- Comment pourrais-je faire le contraire ? dit-elle avec un sourire irrésistible.

- Je t'aime Ginny.

- Moi aussi Harry, lui répondit-elle en l'embrassant de nouveau.

- On va dans le jardin ? proposa Harry.

- Avec plaisir...

Et ils descendirent tous les deux dans la cuisine, de sorte que Ginny puisse prévenir sa mère de l'endroit où ils allaient

- Surtout ne vous éloignez pas trop, mes chéris. On ne sait jamais ce qu'il peut arriver, en ce moment...

- Oui, oui, maman, ne t'inquiète pas... dit Ginny d'un air lasse. Harry est avec moi, tu sais...Avec lui je ne crains rien !

- Oui tu as raison ma Ginny. Oh j'allais oublier ! s'exclama Mrs Weasley avant qu'ils ne repartent, les membres de l'Ordre viennent dîner pour ton anniversaire ce soir, Harry !

- Oh super ! dirent-ils d'une même voix.

- Tu m'as l'air bien joyeuse depuis tout à l'heure, ma Ginny...remarqua Mrs Weasley en regardant alternativement Harry et sa fille. Serait-ce la présence de ce beau jeune homme brun qui te rend si heureuse ? demanda-t-elle en montrant Harry.

Le visage de Ginny et de Harry vira au rouge...

- Euh...non, non...répondit-elle sur un ton faussement détaché. C'est juste que...je suis contente que les membres de l'ordre viennent dîner ce soir...c'est...c'est tout...

- Oui, c'est tout, s'empressa d'ajouter Harry sur le même ton, afin de n'éveiller aucun soupçon.

- Bon euh... on y va ? demanda-t-elle à Harry.

- Et où allez-vous ? interrogea Mrs Weasley.

- On va faire un tour dans le jardin, Harry va...euh...

- ... Je vais lui apprendre des nouvelles techniques pour le Quidditch, ajouta précipitamment Harry.

- Euh, oui voilà, exactement, ajouta Ginny.

- Ah très bien, conclut Mrs Weasley. Mais faites en sorte d'être prêts assez tôt pour pouvoir recevoir nos invités !

- Oui, oui ne t'inquiète pas ! A toute à l'heure Maman...

- Fiouh, on a eu chaud...dit Harry une fois être sorti dehors...

- Ouais..., approuva Ginny. Maman est très inquiète en ce moment depuis le retour de V...V...

- Voldemort, poursuivit Harry, indifférent.

- Excuse-moi, Harry...dit-elle.

- C'est pas grave, ça viendra...

Ils se dirigèrent tous les deux derrière l'arbre qui encadrait la cabane du jardin des Weasley, afin de ne pas être observés par quelques regards indiscrets... Ginny posa la tête contre l'épaule de Harry qui passait sa main dans ses beaux cheveux roux. Ils se regardaient, parlaient, riaient. Harry avait retrouvé la petite lueur qui brillait dans les yeux de Ginny, celle qui le rendait heureux, celle qui faisait tout son charme, celle qui lui faisait oublier tout...sauf elle. Pendant quelques instants, il ne put s'empêcher de penser qu'il avait une chance énorme d'être à ses côtés...
Mais après un léger silence, le sourire de Ginny s'effaça. Elle leva la tête, d'un air pensif.

- Ca ne va pas ? demanda Harry. Ne me dis pas que tu regrettes Seamus ou ...

- Non, non ! s'écria-t-elle.

- Alors qu'est-ce qui ne va pas ?

- Je...je me disait si...si tu allais retourner à Poudlard cette année...Si l'école réouvre, bien sûr...

Harry avait complètement oublié que Poudlard était fermé suite aux incidents de l'année précédente...

- Je ne sais pas...avoua-t-il. A vrai dire, je n'y ai pas encore réfléchis... Mais je pense qu'il me faudra du temps pour retrouver les Horcruxes...
- Où que tu ailles, je viens avec toi, déclara-t-elle en reposant sa tête contre les épaules de son bien-aimé.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Ginny... Si jamais...
- Nous aussi on vient avec toi, Harry.

Ron et Hermione venaient d'arriver.

- Ah euh...salut vous deux ! saluèrent les deux amoureux, tout en s'écartant soigneusement l'un de l'autre.

- Au fait, vous parliez de quoi ? demanda Ron.

- Euh, rien, rien, oublie, répondit Harry avec un sourire.

- Alors, rien à nous raconter ? dit Hermione qui paraissait ravie.

Ginny et Harry se regadèrent d'un air inquiet mais discret.

- Euh non pas grand chose... mentit Harry.

- Comment ça pas grand chose ? demanda Hermione.

- On a rien à vous dire, c'est tout, dit Ginny sur un ton déterminé.

Hermione avait perdu son sourire. Tous les deux savaient très bien ce qu'elle voulait leur faire avouer, mais ils préféraient que Ron et Hermione le découvre d'eux même.

- Alors, qu'est-ce que vous faisiez ? demanda Ron qui semblait totalement ignorer la tension qui s'était installée.

- Harry m'apprenait des techniques pour le Quidditch, répondit Ginny.

- Sans balais ? s'étonna Ron.

- Euh oui, dit Harry.

- Et sans livre ? ajouta Hermione.

- Sans livre, approuvèrent Harry et Ginny.

Ils cessèrent de parler pendant quelques instant, et Ron coupa soudain le silence.

- Eh, vieux, tu retournes à Poudlard ?

Harry ne semblant visiblement pas l'entendre, il répéta plus fort :

- HARRY ! Youhouuuu !

- Hein ? Quoi ? dit celui-ci.
- Tu retournes à Poudlard cette année ?

- Jsaispas... bougonna-t-il.

- Pardon ? J'ai rien compris, repris Ron.

- JE NE SAIS PAS ! cria Harry.

- Oh, ça va, pas besoin de te mettre dans cet état...

Ron s'était vexé et Harry s'en voulait de l'avoir offensé. Il pensait aux Horcruxes, à Dumbledore et à Voldemort. Dès qu'il y songeait, une colère terrifiante l'envahissait... Mais il préférait attendre le bon moment pour leur en parler... Le silence se prolongea un long moment, mais le vent frais qui se levait et le soleil qui se couchait les firent tous revenir à la réalité.

- Il faudrait peut-être qu'on songer à se préparer... Vous avez vu l'heure ? L'Ordre va arriver d'une minute à l'autre... remaqua Hermione qui n'avait pas parlé depuis un bon moment.

- Ouais, t'as raison, allons-y ! dit Ron, qui paraissait à présent ignorer Harry.

# Posté le vendredi 30 mars 2007 14:59

Modifié le jeudi 05 avril 2007 14:02

Chapitre 4 : L'anniversaire.

Chapitre 4 : L'anniversaire.
Ils traversèrent tous les quatre le jardin et se hâtèrent vers leur chambre. Harry et Ron découvrirent leur tenue soigneusement pliée sur le lit. Ils s'habillèrent sans échanger un mot, puis Harry s'allongea sur son lit en attendant l'arrivée de l'Ordre. Ron l'imita.
Une demie heure passée, ils partirent rejoindre les filles.
Ginny et Hermione étaient prêtes et semblaient rigoler sur des sujets dits "de filles". Elles étaient magnifiques : Ginny portait une superbe robe grisée, contrastant parfaitement avec ses longs cheveux roux qui retombaient grâcieusement sur ses épaules. Hermione, elle, était resplendissante dans sa robe mauve qui dessinait délicatement ses formes. Les cheveux tirés en un chignon élégant, elle souriait...ce qui la rendait encore plus belle.
Les garçons étaient restés bouche bée.

- Quelle est la plus belle ? chuchota Ron à Harry, qu semblait complètement oublier leur dispute.

- Aucune idée, mentit Harry qui ne voulait pas éveiller de soupçon en pronnonçant le nom de Ginny.

- Ah vous êtes là ! s'exclamèrent les deux amies qui ne semblaient pas avoir vu Ron et Harry.

- Alors vous nous trouvez comment ? demanda Ginny en regardant Hermione qui rigolait.

- Vous êtes...très belles... dit Harry. Hein Ron ? RON !

Ron était en train de fixer Hermione avec une expression assez étrange...

- Qu'est-ce que t'as Ron ? demanda sa soeur.

- Pourquoi tu me regarde comme ça, je suis si horrible que ça ? interrogea Hermione visiblement vexée.

- Euh...mais...euh...non ! non c'est pas ça du tout, Hermione ! Ne crois pas ça je t'assure ! Tu es vraiment très belle ! bafouilla Ron.

C'était au tour de Ginny et Harry de le regarder avec un regard interrogateur.

- ... tu es belle mais Ginny est aussi belle ! dit-il en essayant de se rattraper.
- Euh t'es sûr que ça va, Ron ? demanda Ginny à son frère.
- Euh... oui, oui, très bien, pourquoi ?
- Venez, je crois qu'ils sont arrivés, conclut Harry.

Et en effet, tous les membres de l'Ordre étaient là pour l'anniversaire. Parmi la foule, il reconnaissait Tonks avec ses cheveux rose chewing-gum aux côtés du Professeur Lupin. Derrière, Maugrey Fol'Oeil était là, discutant avec le Professeur McGonagall. Il reconnut également Bill et Fleur, Fred et Georges, mais Percy et Charlie restaient introuvables...

- Joyeux anniversaire, Harry ! s'écrièrent les invités en voyant les quatre amis descendre les escaliers.

- Euh..merci, articula-t-il.

- Oh, Arry ! s'exclama Fleur en se jetant dans ses bras. Comment vas-tu ? Tu m'as tellement manqué ! dit-elle en l'embrAssant sur ses deux joues qui commençaient à rougir dangereusement.

- Euh...ça va très bien, merci, répondit-il.

- Alors, tu a appris la superbe nouvelle ! C'est formidable Arry, Je suis si heureuse !

- Euh...qu...quelle nouvelle ? demanda-t-il un peu perdu.

- Le mariage, Arry ! Bill et moi allons nous marier ! Oh, Arry, je suis tellement contente que tu viennes ! dit-elle en le serrant de plus belle.

- Ah...ah oui, le mariage...oui c'est une très bonne nouvelle ! mentit celui-ci qui voyait Ginny rougir de colère à chaque baiser de Fleur.

- Oh, Arry, qu'est-ce que tu peux être simple d'esprit, parfois ! ironisa la jolie blonde en l'embrassant avant de repartir avec Bill.

- Oh, Arry, je suis si contente de te voir ! s'exclama Ginny en imitant Fleur. Heureusement qu'elle va se marier avec Bill sinon on pourrait croire que c'est toi qu'elle veut épouser... dit-elle en reprenant son sérieux.

Harry éclata de rire et bientôt Ginny le rejoint.

- Venez à table, mes enfants ! demanda Mrs Weasley aux invités.

Et tous s'exécutèrent. Mrs Weasley avait préparé un repas délicieux, et fut complimentée par chacun des membres de l'Ordre. Arrivé au dessert, Harry reçut ses cadeaux :
Ron lui avait offert une espèce de paire de lunettes qui agrandissaient et réptissaient ses yeux alternativement, Hermione un livre sur le Quidditch et, à son grand désespoir, un planning de devoir (qui, cette fois, se remplissait chaque jour automatiquement), et Ginny un vrai Vif d'Or sur lequel était inscrit: "HARRY POTTER - Attrapeur" ; Fred et Georges lui avait reservé toutes les nouveautés de leur magasin de Farces et Attrapes. Parmi les membres de l'Ordre, Bill et Fleur lui avaient acheté un nouvel équipement de Quidditch, Mr et Mrs Weasley le fameux pull existentiel avec la lettre H brodée sur le devant (ce devait être son quatrième), Hagrid "Le Mystérieux Livre des Mystères" qui nétait autre que mystérieux, Tonks et Lupin un Magnicus Enervatitus, une plante magnifique mais qui, d'après Tonks, envoie des sortilèges de métamorphose physique à quiconque tenterait d'embêter son maître. Enfin, Maugrey lui avait fait cadeau d'un morceau de Glace à l'Ennemi, et le Professeur McGonagall lui avait remis une lettre. Une lettre qui comptait plus que tout aux yeux de Harry : Le Testament du plus grand sorcier de tous les Temps, Albus Dumbledore.

- Dumbledore a légué de nombreuses choses, déclara le Professeur McGonagal pendant que Harry sortait le parchemin de son enveloppe brunâtre.


" Chers amis.

Puisque vous lisez ceci, je ne dois probablement plus être de ce monde. Je tiens à remettre une partie de mes biens aux êtres qui me sont chers. Tout d'abord, je souhaite que mon poste de Directeur de l'Ecole de Sorcellerie de Poudlard soit remis au Professeur Minerva McGonagall, actuellement professeur de Métamorphose et Directrice de la maison Gryffondor ; je suis sûr qu'elle remplira son rôle à merveille et qu'elle réussira à maintenir l'ordre de l'établissement. Je confie le poste de directeur de la maison Gryffondor au Professeur Remus Lupin, qui reprendra également son poste de professeur Contre les Forces du Mal. Je souhaite léguer à Mr Harry Potter ma Pensine qui lui sera d'une grande utilité ; je lui donne également mon Phénix et nombre objets figurant dans mon bureau. Je lui demande de revenir à Poudlard jusqu'à sa septième année afin qu'il puisse terminer ses études et approfondir ses recherche sur-ce-dont-je-lui-ai-parlé.
Je confie ma baguette à Miss Hermione Granger, je suis certain qu'elle en fera bon usage, ainsi que mes nombreuses Horloges de Sûreté à la famille Weasley à qui je dois mon plus grand respect.
Je demande à ce que les élèves de Poudlard restent à l'intérieur des enceintes de Poudlard afin de préserver leur sécurité, et je souhaite également que toutes les sorties hors du Château soient hautement surveillées.

Je vous remercie de suivre mes désirs les plus chers, salutations respectueuses,

A. Dumbledore. "

- Un grand homme, ce Dumbledore, dirent Fred et Georges avec regret.

- Ouha, Harry ! Tu as vu ça ! se récria Ron qui avait lu la lettre au-dessus de l'épaule de son ami. Il te donne sa Pensine ! C'est génial ! Tu vas pouvoir regarder tous ses souvenirs pour retrouver...

- HUM HUM...toussota Ginny de façon à ce que Ron évite de parler des Horcruxes, car eux seuls en connaissaient l'existence...eux seuls savaient ce qu'était "ce-dont-il-lui-avait-parlé"...

- Et...oh Harry ! s'exclama Hermione qui venait de lire la lettre. C'est merveilleux il veut que tu finisse tes études ! Tu vas pouvoir passer tes ASPICS !

- Oui, c'est sûr Hermione, déclara Lupin avec une pointe d'ironie, passer ses examens c'est merveilleux, tu as raison.

Mais Harry ne les entendait pas. Ou plutôt, il ne les écoutait pas. Il lisait et relisait le parchemin en diagonale, à la recherche d'encouragements. Un mot qui pourrait lui redonner confiance afin de commencer sa quête sur les Horcruxes. Mais rien. Pas un mot. Pas un seul. Dumbledore ne se rendait-il pas compte de son danger ? N'était-il pas conscient qu'il allait combattre Lord Voldemort et qu'il allait peut-être y laisser sa vie pour lui ? Non. Il ne savait pas. Personne ne le comprenait. Lui même ne savait plus où il en était. Dumbledore s'en fichait. Il ne pensait qu'à la destruction de Voldemort, et pas à Harry. Le jeune homme ne savait plus quoi penser de lui.

- Eh, Potter, ça va ? demanda une voix rauque qui ressemblait à celle de Maugrey.

- Euh...oui...oui ça va bien, mentit-il.

- C'est vraiment génial qu'il nous ai donné toutes ces choses... dit Ron. Et Hermione...la baguette du Professeur Dumbledore ! Je n'y crois pas c'est fantastique ! s'exlcama Ron.

- Oui...j'en suis...toute émue, répondit-elle en s'essuyant les yeux délicatement.

- Cet homme...il avait le coeur sur la main... Quel destin affreux... déclara Mrs Weasley, la voix tremblante.

L'ambiance de la fête s'était quelque peu refroidie, mais quelques minutes plus tard, presque tous les invités avaient pris place sur la piste de danse qu'avait fait apparaître Tonks. Au début, des musiques entraînantes et rythmées, mais en fin de soirée, les slows étaient réclamés. Bill et Fleur étaient les premiers, puis furent suivis de Tonks et Lupin, et au grand dégoût de Ron, Mr et Mrs Weasley. Maugrey poussait la chansonnette, et Hagrid encourageait les jeunes à danser. Harry ne savait pas s'il devait inviter Ginny à danser...Il avait peur que quelqu'un les soupçonne d'une relation plus qu'amicale... Ron regardait Bill et Fleur qui dansaient l'un contre l'autre, puis posa son regard sur la jolie brune qui était assise sur les fauteuil d'en face, avec sa meilleure amie.

- Elle te plaît, hein ? demanda enfin Harry à son meilleur ami.

- Quoi ? Tu parles de qui ? demanda Ron dont les oreilles rougissaient à vue d'oeil.

- Allez, vieux, tu peux tout me dire, je suis ton ami... Elle te fait de l'effet, hein ? répéta-t-il en montrant Hermione d'un geste discret.

- Mais euh..non...non pas du tout de quoi tu parles ? Hermione c'est...c'est une amie...oui...oui c'est ça c'est une amie...juste une amie...

- Tu mens très mal, vieux.

- Mais c'est la vérité ! dit-il en paniquant. C'est toi qui ment... ouais c'est ça, c'est toi, ajouta-t-il en essayant de se rassurer lui-même.

- Mouais...peu convainquant...Mais je suis persuadé qu'il y a quelque chose entre elle et toi...Vu comment tu la regardes...Tu devrais être plus...discret...

- Pourquoi ? Je ne la regardes pas...Là je regardais la tapisserie...

- Pffff...Allez, invite-la à danser elle n'attend que ça...

- Mais j'en ai pas envie ! s'eclama-t-il. Et toi, alors, quand est-ce que tu vas inviter ma soeur ?

- Maintenant, répondit Harry après un temps d'hésitation.

Il se leva, et alla rejoindre Hermione et Ginny, laissant Ron seul.

- Ginny, tu veux venir danser avec moi ? demanda-t-il en se baissant légèrement vers elle.

- Oh, oui, bien sûr, dit-elle avec son plus beau sourire. A tout à l'heure Hermione !

- Je crois qu'il va bientôt te demander de danser, chuchota Harry dans l'oreille d'Hermione qui semblait perdre espoir.

Ginny et Harry dansèrent pendant plusieurs chansons. Ginny regardait Harry amoureusement, et celui-ci se baignait dans ses yeux. Soudain, Ginny l'embrassa. Il ne pensait plus à rien, il écoutait la musique et n'arrivait plus à décoller ses lèvres de celles de la belle rousse. Mais lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire, il s'arrêta brusquement. Ginny paraissait horrfiée. Tous les visages étaient tournés vers eux. Il avait l'impression qu'on lui avait transformé sa tête en chaudière. Il sentit ses joues brûler. Mr et Mrs Weasley s'étaient arrêtés de danser, Tonks et Lupin, Bill et Fleur continuaient, tout en regardant les deux amoureux. Ron et Hermione étaient assis côte à côte et regardaient la réaction des adultes. Ginny ôta ses mains des épaules de Harry et couru jusqu'à sa chambre. Mr et Mrs Weasley semblaient furieux tandis que Bill rigolait. Harry rejoignit Ginny dans sa chambre, l'esprit complètement déboussolé. La porte était entr'ouverte ; il entra. Ginny était assise sur son lit, la tête entre les mains.

- C'est pas grave Ginny, t'inquiète pas, dit Harry en la serrant contre lui. De toute façon il le sauront tôt ou tard...

- Ma mère va me tuer...

- Mais non pourquoi tu dis ça ?

- Je t'ai embrassé, Harry ! s'exclama-t-elle. Devant tout le monde et y compris mes parents !

- Et c'est si grave que ça ?

- Harry, tu ne comprends pas... Maman a toujours su que j'étais amoureuse de toi...mais elle me répétait sans cesse que j'étais trop jeune et...

- T'inquiète pas...on va lui expliquer...dit-il en l'embrassant. Je t'aime.

- Moi aussi mais...

- Chut, fit-il. Tais-toi et profite.

Il passa sa main dans ses cheveux et l'embrassa passionnément. Ginny resserra son étreinte et posa ses mains sur son torse.

- Ah, tu as les mains froides ! gémit-il.

- Chut, dit-elle. Tais-toi et profite.

Harry ne put s'empêcher de rire. Elle était si belle, si gentille, si drôle. Et ils continuèrent de s'embrasser jusqu'à s'endormir l'un contre l'autre.

# Posté le vendredi 30 mars 2007 15:13

Modifié le lundi 02 avril 2007 05:22

Chapitre 5 : La révélation.

Chapitre 5 : La révélation.
Le lendemain, Harry se réveilla doucement et caressa la joue de Ginny qui dormait sur son ventre.

- Oh, bonjour Mr Potter. J'espère que vous ne m'avez pas réveillée pour rien.

- Bonjour Miss Weasley, dit-il avant de l'embrasser. Bien dormi ?

- On ne peut mieux...J'espère simplement que personne n'est entré dans la chambre...Si Ron ou mes parents te voyaient dans mon lit...

- Ron ne dira rien. Je suis sûr qu'il a passé la nuit avec Hermione.

Sur ces paroles, ils rirent tous les deux de bon coeur.

- Je crois qu'ils sont amoureux...Mais je n'arrive pas à le faire dire à Hermione quand je lui en parle, déclara Ginny.

- Pareil pour Ron. Il n'arrête pas de le nier...Mais ils se cherchent, ça se voit.

- J'aimerais bien qu'ils soient ensemble...Ils se complètent tous les deux...

Harry approuva.

- Tu veux qu'on descende manger ? demanda-t-il après un léger silence.

- Euh... Je sais pas trop...

- Mais si, allez, habille-toi.

- Euh...tu ferais bien de retourner dans ta chambre avant que Ron se réveille... Tu descends d'abord...Ensuite j'arrive.

- Ouais t'as raison.

Et Harry repartit discrètement dans sa chambre. Lorsqu'il entra, il vit Ron étalé dans son lit, qui dormait profondément. Il prit ses affaires e s'habilla dans la salle de bains sans un bruit. Lorsqu'il fut prêt, il descendit dans la cuisine. Mrs Weasley était en train de faire cuire des pancakes, et elle se retourna en entendant Harry entrer.

- Oh, Harry, tu es déjà levé ? Tu as bien dormi ?

- Oui, très bien ,merci Mrs Weasley.

- Molly !

- Euh, oui...Molly...répéta-t-il machinalement.

Mrs Weasley semblait avoir oublié les événements d'hier soir. Elle ordonna à Harry de s'assoir, et lui servit des pancakes.

- Je suis désolée pour Ginny, hier soir, dit-elle enfin.

Harry avala une bouchée de son pancakes de travers ; il toussota.

- Mais...hum..euh pourquoi ?

- Oh tu sais, Ginny t'aime beaucoup, et hier elle s'est emportée, je ne sais pas ce qu'il lui a pris. J'imagine qu'elle n'est pas ton genre de fille donc c'est pour ça que je m'en veux...

Mais il n'eût pas le temps de répondre car Ginny venait d'arriver. Lorsqu'elle entra, sa mère lui lança un regard noir. Elle s'assit près de Harry et se servit une tasse de thé.

- Ginny, je voudrais te voir quand Harry aura fini son petit déjeuner.

- Pourquoi ? demanda-t-elle.

- A propos d'hier soir.

- Ah, et qu'est-ce que tu veux me dire ? dit-elle d'un ton détaché.

- Moi, rien. Mais toi, oui, dit-elle en essuyant un verre.

- Très bien. Dans ce cas je vais te le dire tout de suite, vu que ça concerne également Harry.

- Ah, éh bien, vas-y, je t'écoute.

- Harry et moi on sort ensemble, déclara-elle indifféremment, tartinant son pancake.

Le verre de Mrs Weasley se brisa. Le torchon encre en main, elle regarda alternativement Harry et Ginny, puis s'exclama enfin :

- Oh mes chéris ! Comme je suis heureuse ! Et moi qui me faisait du souci pour Harry en pensant que tu ne lui plaisais pas, Ginny ! Oh je suis si contente pour vous ! dit-elle en les serrant dans ses bras.






à suivre...

# Posté le lundi 02 avril 2007 05:21